Les première Biographies

 

Les toutes dernières recherches faites par Pierre Bolle et Paolo Ascagni ne permettent plus d’admettre de façon certaine une chronologie parmi les trois premières biographies ou plutôt hagiographies :

« Historia ex italica lingua reddita teutonica »,  fin du XIVème (?) début du XVème siècle. Rédigé en langue vernaculaire, il nous reste sa traduction en allemand sous le titre « das leben des heiliguen sant rochus » : c’est un petit volume de 7 feuillets avec une gravure, qui a été édité en 1484 à Nuremberg.

« Acta breviora » ou « l’Anonyme », ensemble de 3 pièces –1 originale et 2 copies- publié à Cologne en 1483, serait la traduction latine d’un texte contemporain de Roch.

Faites à l’intention des couvents des Pères Célestins de Paris et d’Amiens, encore appelées Belfortin (bibliothèque de M. de Beaufort).

« Vita sancti rocchi » de Francesco Diedo, noble vénitien, gouverneur de Brescia, qui rencontra un grand succès. Il s’agit d’une hagiographie rédigée en 1478 et publiée en 1483, la seule qui donne les dates de la naissance et de la mort de Saint-Roch. Ces dates sont à présent abandonnées.

Il faut citer ensuite :

« Vita sancti rocchi », c’est la version française de cette « Acta brevoria » traduite par le Dominicain Jehan Phelipot en 1494, et le titre en était « vie et légendes ».

Une « Vita sancti rocchi » de Jean de Pin, éditée à la fois en 1516 à Paris et Venise sous le titre de « Vie, légende, miracles et oraisons de Monseigneur Saint Roch ». Jean de Pin était languedocien, évêque toulousain et ambassadeur de François 1er à Venise. Il se démarque par son érudition et la logique de son récit, de ceux précités. Il se garde bien de dater.

Il y a eu d’innombrables écrits sur Saint-Roch au cours des siècles.

Il faut citer quelques ouvrages relativement récents, qui ont contribué à reconstituer, de façon logique et scientifique, la vie de Saint Roch :

  • Augustin Fliche : « Le problème saint Roch » (1950)
  • Jean Segondy : « Saint Roch de Montpellier » (1964)
  • François Pitangue : « Nouvelle contribution à l’étude de la vie authentique de l’histoire et des légendes de Monseigneur Saint Roch ». Montpellier (1984)

Enfin, les remarquables recherches historiques et scientifiques faites au cours de ces dernières années par Pierre Bolle et Paolo Ascagni et la sortie d’un premier ouvrage en italien « Rocco di Montpellier » Voghera e il suo Santo  en 2001, qui sera suivi par un autre ouvrage de Pierre Bolle, et d’un site de référence réalisé par Paolo Ascagni (2005). Ce dernier a sorti de nombreux autres ouvrages depuis et a modifié quelque peu l’ordre des biographies ( voir à dernières recherches sur les biographes de saint Roch)

Premières biographies. Images.