|
Un des personnages les
plus sympathiques du XIVème siècle est un jeune laïc
natif de Montpellier, n'ayant laissé ni parole ni écrit qui, dès sa mort, fut invoqué comme un grand saint.
L'Eglise le fête partout en Occident. Plusieurs
papes accordent la faveur de lui ériger des sanctuaires. Privilèges
et indulgences sont donnés aux confréries qui s'en réclament.
La ville de Montpellier lui dédie une chapelle
en 1420 et célèbre sa fête le 16 août. Clément
VII ou Benoit XIII ont-ils proclamé la sainteté de Roch
dès le XVème siècle ? Quoi qu'il en soit, en 1629,
Urbain VIII confirme son culte par deux textes qui reconnaissent implicitement
ses vertus thaumaturges et la sainteté de sa vie. |
Le culte de Saint-Roch se répand non seulement dans toute l'Europe,
mais aussi au-delà des océans. Les pèlerins, des
confréries, des corporations (chirurgiens, apothicaires, paveurs
de rues, fourreurs, pelletiers, fripiers) se placent sous son patronage.
Protecteur des animaux et des végétaux,
il est l'intercesseur du monde paysan le plus aimé. Des villes,
villages, quartiers, rues, lacs, prairies, collines, forêts dans
le monde entier portent son nom.
Saint-Roch de Montpellier, saint protecteur et guérisseur
de la peste, a suscité une immense représentation dans l'art culturel
et populaire : la plus importante de saints parmi laquelle des
centaines de chefs-d'uvre.
Figure moderne et charismatique, il continue de susciter
l'émotion populaire et fait l'unanimité : son culte
a, de nos jours, une dimension internationale et intercontinentale. |